Le député UMP Jean Leonetti, auteur de la législation actuelle sur la fin de vie, a estimé mercredi que sa loi pouvait s'appliquer au cas de Vincent Lambert, même si ce dernier n'est pas atteint d'une maladie incurable. "La loi de 2005 relative aux droits des malades et à la fin de vie dit qu'on peut interrompre ou ne pas mettre en oeuvre les traitements qui apparaissent comme inutiles ou disproportionnés et dont le seul but est le maintien artificiel de la vie", a indiqué le Dr Leonetti, précisant que les deux derniers qualificatifs "relèvent de la situation des états végétatifs ou pauci-relationnels (ou état de conscience minimale), du type de celui dans lequel se trouve Vincent Lambert".
Alors que les médecins du CHU de Reims ont annoncé samedi, à l'issue de plusieurs réunions collégiales tenues avec les membres de la famille, qu'ils allaient arrêter prochainement les traitements de nutrition et d'hydratation artificielles de cet homme de 38 ans, le tribunal administratif de Châlons-en-Champagne -saisi par ses parents pour stopper la décision médicale et obtenir le transfert de leur fils dans un autre établissement- s’est penché mercredi sur le cas de Vincent Lambert. Il doit rendre sa décision jeudi.
"La loi prévoit que les médecins recueillent l'avis de la famille, mais ils ne sont pas obligés de le suivre", a encore indiqué M. Leonetti. "Il n'y a pas de vote à la majorité (...) la procédure a pour but de protéger le malade". Toutefois, le "père" de la législation actuelle sur la fin de vie regrette que Vincent Lambert n'ait pas rédigé de "directives anticipées" lorsqu'il était encore en mesure de le faire.
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