La ministre de la Santé a confirmé jeudi sur LCI que l'ouverture de la PMA à toutes les femmes était "très probable" mais qu'il faudrait attendre "le rapport final des états généraux de la bioéthique" qui se déroulent avant la révision des lois bioéthique. "En fait, c'est à l'ordre du jour pour des raisons quasiment légales car nous devons revoir les lois de bioéthique", a minimisé Agnès Buzyn, interrogée après les déclarations de la secrétaire d'Etat Marlène Schiappa donnant cette semaine la date de 2018 et de la révision des lois bioéthique comme perspective pour l'ouverture de la PMA aux femmes homosexuelles et célibataires.
A ce propos, la ministre de la Santé a rappelé que les sujets de bioéthique faisaient, avant le débat parlementaire, l'objet de "débats" qui sont les "états généraux de la bioéthique" et se tiennent dans toutes les régions de France. "Nous verrons quel est le rapport final qui sera fait à l'issue de ces états généraux", a-t-elle dit. "La promesse de campagne doit être entendue mais nous attendons le rapport final" , a-t-elle insisté.
La ministre a redit en revanche que "la gestation pour autrui" (GPA) était "exclue" du débat.
Sur la fin de vie, Agnès Buzyn a expliqué sur France Inter qu'elle souhaite d'abord faire une "évaluation" de la façon dont est mise en oeuvre la récente loi Léonetti-Claeys avant toute réouverture éventuelle d'un débat sur l'euthanasie. "En France, il y a eu beaucoup de débats sur la fin de vie qui ont abouti à une loi, la loi Claeys-Leonetti, qui permet une sédation profonde et prolongée pour les patients en fin de vie. Cela a déjà suscité des débats très compliqués. Et cette loi n'est pas encore complètement déployée partout."
Interrogée sur le cas de l'écrivaine Anne Bert, qui souffre d'une sclérose latérale amyotrophique (SLA) et a choisi d'avoir bientôt recours à l'euthanasie dans un hôpital belge, Agnès Buzyn a commenté avec sobriété : "C'est un choix individuel. Aujourd'hui notre société n'a pas fait ce choix-là". Et la ministre de poursuivre : "J'ai expliqué à Mme Bert que pour l'instant je souhaitais d'abord faire une évaluation de la façon dont cette loi était mise en œuvre dans notre pays".
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