Le troisième patient greffé d'un coeur artificiel Carmat le 8 avril a quitté l'hôpital et regagné son domicile alsacien à l'issue d'une période de rééducation, ont annoncé jeudi les Hôpitaux universitaires de Strasbourg (HUS) et le concepteur des bioprothèses. Il fait partie du premier groupe de quatre malades désignés pour bénéficier d'une bioprothèse Carmat dans le cadre de la première phase d'un essai clinique.
Dans un communiqué commun, les HUS et la société Carmat ont annoncé que "le patient a été formé au fonctionnement du système portable et a pu rentrer chez lui après une période de rééducation au sein des Hôpitaux universitaires de Strasbourg". Ils précisent cependant que "les équipes médicales, hospitalières et techniques restent entièrement mobilisées pour continuer à assurer un bon suivi médical".
La première prothèse du genre avait été greffée le 18 décembre 2013 à l'hôpital Georges-Pompidou à Paris sur un patient de 76 ans en insuffisance cardiaque terminale qui a succombé 74 jours après l'intervention. Le deuxième, un patient de 69 ans, greffé à l'hôpital de Nantes le 5 août 2014, a vécu 270 jours durant lesquels il a pu quitter l'hôpital grâce à l'utilisation d'un appareil portatif. Mais quatre mois après son retour à son domicile, il avait dû être réhospitalisé à la suite d'une baisse du débit cardiaque. Il n'avait pas survécu à la tentative de changement de son coeur artificiel.
Selon une première étude scientifique publiée en juillet dans The Lancet, les deux patients n'avaient montré aucune complication imputable à la formation de caillots, alors même que l'un d'entre eux était resté sans traitement anticoagulant pendant une durée de 50 jours. Selon les auteurs de l’étude, les deux décès avaient été causés par la défaillance de composants électroniques dont la source "a été identifiée et corrigée" depuis.
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