La mortalité infantile liée à la drépanocytose a reculé au cours de la période 1979-2010, avec une baisse nette (-4,8% / an) depuis le milieu des années 1990. Tel est le constat dressé par E.Gomez et al. (Invs) dans le BEH daté du 10 mars. Basé sur l’analyse des certificats de décès, ce travail met en évidence un recul important de l’âge médian des décès, passé de 21,5 ans pour la période 1979-1994 à 35,1 ans pour la période 1995-2010 en France métropolitaine et de 27 ans à 38,7 ans dans les départements d’outremer (DOM). Le BEH pointe par ailleurs la diminution de la part des infections comme cause de décès chez les moins de 5 ans.
« Ces constats sont encourageants et suggèrent que le dépistage précoce associé à une meilleure prise en charge de la maladie pendant l’enfance a eu un impact sur les complications infectieuses de la drépanocytose et sur la mortalité dès le plus jeune âge » analysent les auteurs de l’étude. En revanche, la mortalité tout âge a augmenté en France métropolitaine, avec une variation moyenne annuelle de +3,3%. Cette hausse -qui concerne essentiellement la population adulte- pourrait s’expliquer par l’évolution de la prise en charge « qui a pu permettre l’amélioration du diagnostic de la maladie chez un certain nombre de patients, en particulier des adultes, et ainsi l’identification de décès qui n’auraient pas été auparavant rapportés à la drépanocytose », estiment les auteurs. D’autres facteurs pourraient être également évoqués, dont « l’arrivée en France de migrants adultes originaires de régions à incidence élevée ». Sur la période 1979-2010, 953 décès liés à la drépanocytose ont été enregistrés en France.
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