Un tiers des actifs malades d'un cancer ont quitté ou perdu leur emploi deux ans après le diagnostic, selon des chiffres dévoilés jeudi par la Ligue contre le cancer illustrant la difficulté de concilier vie active et maladie. "Trois personnes sur dix qui étaient en emploi effectif au moment du diagnostic ne le sont plus deux ans après", souligne l'association dans un communiqué. Il s'agit pour une bonne part (44%) de personnes toujours en arrêt de travail deux ans après mais aussi de personnes ayant perdu leur poste. 92% des personnes qui ont perdu leur emploi après un cancer, l'ont perdu dans les 15 mois qui ont suivi le diagnostic tandis que "seules 30% des personnes" qui se découvrent malades pendant une période de chômage réussissent à retrouver du travail deux ans après.
Ces données, diffusées à l'occasion du rapport annuel de la Ligue, "Observatoire sociétal des cancers", sont tirées d'une vaste enquête sur les conditions de vie deux ans après un diagnostic de cancer, conduite auprès de plus de 4.000 personnes, sous l'égide de l'Institut national du cancer (InCA). La Ligue souligne la difficulté pour les salariés à reprendre place dans l'entreprise après la maladie. Pour près d'un salarié sur deux, la maladie a eu des répercussions sur la situation professionnelle, en particulier le fait de "se voir imposer un travail moins intéressant". Dans des années précédentes, elle avait déjà mis en éidence les répercussions de la maladie sur les salaires ou d’une manière générale sur le pouvoir d’achat des patients.
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