Le chantier de réorganisation de l’administration de l’UE à Bruxelles ne fait pas l’unanimité. En effet, le nouveau président de la Commission européenne, Jean-Claude Junker, a décidé de rattacher les produits de santé et l’agence européenne du médicament (EMA) au secteur des entreprises. Contre ce projet, la France soutenant la fronde initiée par la Belgique à l’encontre de ce rapprochement. Les ministres de la santé de sept états membres de l’Union s’accordent sur le risque, pointé par leur homologue belge, que "toute la politique de santé soit en matière de médicaments et de produits de santé soit menée en privilégiant les intérêts économiques sur les intérêts de santé publique". La mesure n’est défendue par le seul ministre polonais, compatriote de la Commissaire chargée de l’Industrie.
La semaine dernière, Prescrire et le British Medical Journal avaient fait part de leur "immense déception" face à cette décision qualifié d’ "incompréhensible retour en arrière". Selon ces publications, "rapprocher encore d’avantage l’EMA des firmes met en danger la protection de la santé des citoyens européens". Ils rappellaient qu’en 2009 José Manuel Borroso avait préféré la direction "santé et consommateurs" à direction Entreprises pour rattacher la politique des produits de santé et l’EMA. Un choix salué à l’époque.
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