Y a-t-il un juriste au sein de la Direction générale de la santé ? L'interrogation se pose après que le Conseil d'État a retoqué sèchement un décret rédigé par la DGS pour cause de mauvaise rédaction. En effet le texte évoquait la possibilité octroyée à « un médecin spécialiste » d'initier le traitement. Or selon le Conseil d'État, les médecins généralistes ne relèvent pas de cette définition, même après une formation par e-learning. L'affaire n'est pas anecdotique. Et a jeté la consternation au sein du monde associatif et des sociétés savantes. Selon l'association Aides, « sur la période de mars à septembre 2020, par rapport à la même période en 2019, une baisse de 27 435 prescriptions a d'ailleurs été constatée ». La faute à la crise sanitaire et à la saturation des services de maladies infectieuses. La Société française de lutte contre le sida (SFLS) pointe le risque de « recul de plusieurs années dans les acquis de la lutte contre le VIH ». La DGS avait d'ailleurs saisi l'importance du sujet. Selon une estimation citée par Éric Favereau (Libération du 9 février 2021), la Prep éviterait 1 000 à 2 500 nouvelles contaminations par an. En attendant le recrutement d'un juriste à la DGS, la SFLS propose une collaboration à l'administration centrale afin de trouver rapidement une solution réglementaire. Et annonce le lancement d'une plateforme de formation pour les professionnels de santé dans les prochains jours.
Brève
Prep, le Conseil d'État retoque un décret autorisant les généralistes à l'initier
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Publié le 11/02/2021
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Sida
Crédit photo : arnaud janin
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Source : lequotidiendumedecin.fr
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