12 000 personnes supplémentaires ont été hospitalisées sans leur consentement en 2015 par rapport à 2012 (+15 % de plus), soit 92 000 personnes âgées de 16 ans ou plus, soit 5,4 % de la file active totale suivie en psychiatrie (contre 4,8 % en 2012), selon l'Irdes. Il s'agit d'une population majoritairement masculine, jeune (âge moyen de 43 ans) et souffrant de troubles psychiatriques sévères. Pour preuve, la moitié des personnes prises en charge sans consentement ont reçu un diagnostic de troubles schizophréniques ou psychotiques. Ces patients représentent 11 % des personnes suivies en psychiatrie. Une des raisons à cette hausse est due à l'allongement de la durée des soins sans consentement en dehors des murs de l'hôpital. Selon la loi du 5 juillet 2011 qui a rebattu les cartes des soins sans consentement, on peut depuis lors contraindre au traitement à domicile, et non plus seulement à l'hospitalisation. Conséquence, 40 % des personnes ayant reçu des soins sans consentement l'ont été en ambulatoire, soit 37 000 patients. Autre explication, l'admission en soins psychiatriques pour péril imminent (SPI) qui est de plus utilisée permet d'hospitaliser une personne sans son consentement directement en psychiatrie via deux certificats médicaux.
Consulter le rapport : http://www.irdes.fr/recherche/questions-d-economie-de-la-sante/222-les-…
Santé mentale des jeunes : du mieux pour le repérage mais de nouveaux facteurs de risque
Autisme : la musique serait neuroprotectrice chez les prématurés
Apnée du sommeil de l’enfant : faut-il réélargir les indications de l’adénotonsillectomie ?
Endométriose : le ministère de la Santé annonce une extension de l’Endotest et un projet pilote pour la prévention