Selon l’ANSM, l’augmentation de survenue de diabète de type 2 lors d’un traitement par statines ne remet pas en cause le rapport bénéfice/risque de cette classe thérapeutique dans la prévention des complications cardiovasculaires chez les sujets à risque, diabétiques ou non-diabétiques à l’initiation du traitement. A l’appui de cette mise au point, l’ANSM se réfère aux expertises européenne et américaine sur le sujet.
En 2012, l’Agence européenne des médicaments (EMA) et l’Agence américaine FDA (Food and Drug Administration) ont initié une actualisation des résumés des caractéristiques des produits et des notices des médicaments contenant une statine, en raison d’une augmentation du risque de survenue de diabète sous ce traitement mise en évidence dans plusieurs méta-analyses. Résultat : Pour l’EMA, comme pour la FDA, cette augmentation du risque de survenue de diabète de 9 à 15% n’est pas de nature à remettre en question le rapport bénéfice/risque de cette classe thérapeutique qui reste positif dans la prévention cardiovasculaire selon les indications définies pour chacune de ces statines.
L’efficacité de ces médicaments a en effet été démontrée aussi bien en prévention primaire que secondaire par de nombreuses études cliniques de grande ampleur qui ont permis d’établir que leur bénéfice est largement supérieur à leurs risques. Toutes statines confondues, le traitement permet de réduire le risque d’événement cardio-vasculaire de 15 à 23 % selon le type d’événement et de 10 % les risques de mortalité toutes causes.
Un avis rassurant pour les prescripteurs.
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