Les doses recommandées par la RTU ne font pas non plus l’unanimité. La procédure stipule, en effet, que pour dépasser la dose de 180 mg/j de baclofène, un avis collégial au sein d’un CSAPA ou d’un service en addictologie est requis. Or, d’après Laurent Rigal, « environ un tiers des patients traités par baclofène ne pourraient pas obtenir de sevrage avec une posologie à 200mg/j. »
D’après lui, « les praticiens ont l’habitude de prescrire plus que 200mg/j pour être efficace. Ils ne vont pas changer leurs pratiques. 200 mg/j n’est pas une limite très adaptée ». D’où le risque, selon Philippe Jaury, « que des patients soient traités hors AMM et hors RTU ». MG addictions, la Fédération addictions et le RESAB (collectifs de médecins prescripteurs de baclofène) demandent donc que l’avis d’un collège d’addictologues soit « facultatif » et non « requis ».
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