La France et les États-Unis sont les seuls pays à avoir autorisé le recours à l'hydroxychloroquine dans la prise en charge du Covid-19, s'étonne le Lancet dans son numéro du 11 avril alors que l'OMS et l'Agence du médicament européenne n'ont pas reconnu son efficacité, faute de preuve établie par les essais cliniques. En revanche, les effets secondaires sont bien connus. Selon un spécialiste des troubles du rythme (Mayo Clinic) le risque de mort cardiaque subite serait de l'ordre de 1 % surtout si le traitement est administré en association avec l'azithromycine. L'ANSM (Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé) confirme bien la survenue d'une toxicité avec les médicaments utilisés chez les patients atteints du Covid-19 non seulement avec l'hydroxychloroquine mais aussi avec le lopinavir/ritonavir. Une centaine de cas d'effets indésirables ont ainsi été recensés. Une étude menée par le centre de pharmacovigilance de Nice a plus spécifiquement examiné les effets indésirables cardiaques. Au 10 avril, 53 signalements liés à des problèmes cardiaques ont été analysés. 43 cas sont liés à l'hydroxychloroquine. On note 7 cas de mort subite dont 3 récupérés par choc électrique externe, une dizaine de troubles du rythme électrocardiographiques et des troubles de la conduction dont allongement de l'intervalle QT, d'évolution favorable après arrêt du traitement. « Ce premier bilan, conclut l'ANSM, montre que les risques notamment cardio-vasculaires, associés à ces traitements sont bien présents et potentiellement augmentés chez les malades du Covid 19. » À suivre.
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