La publication des rapports résonne étrangement avec l'actualité. Alors que le secteur hospitalier est touché par l'assassinat d'une infirmière au Chu de Reims par un déséquilibré, l'Observatoire de la sécurité des médecins qui vient de publier son rapport 2022 enregistre 1 244 déclarations d'incident contre 1 009 en 2021, soit une hausse nette de 22 %. Toutes les régions ont vu les incidents augmenter, hormis la Normandie (qui passe de 65 à 49 événements). Ce sont les médecins généralistes les plus impactés (71 % versus 61 % en 2021), comparés aux autres spécialités (29 % vs 39 % en 2021). Parmi ces derniers, les cardiologues sont les plus touchés (4 %), suivis des psychiatres (3 %). C'était l'inverse en 2021 (3 % et 6 %).
2 % des victimes sont des internes
Les victimes sont plus des femmes (56 %) que des hommes (44 %). 2 % des victimes sont des internes. L'agresseur est le patient dans 58 % des cas (54 % en 2021). Dans 18 % des cas il s'agit d'une personne accompagnant le patient. 1 % des incidents se sont produits avec une arme (2 % en 2021). Concernant le type d'incident subi, ce sont majoritairement des agressions verbales/menaces (73 %), des tentatives de vol (10 %), des attaques aux personnes (7 %), et de manière plus globale, 4 incidents sur 5 sont des atteintes aux personnes. Plus de la moitié d'entre eux ont lieu en milieu urbain (56 %), 21 % en milieu rural, 19 % en banlieue.
23% des incidents ont lieu dans un établissement
Quels sont les motifs de ces agressions ? 33 % sont dus à un reproche relatif à une prise en charge, 20 % à un refus de prescription (médicament, arrêt de travail), 11 % à une falsification de document (ordonnance, certificat), 10 % à un temps d'attente jugé excessif et 9 % à un vol. Quant au lieu où se produit l'événement, 73 % se sont passés dans le cadre d'un exercice de médecine de ville, 23 % dans un établissement de soins, dont 0,5 % aux urgences (versus 1 % en 2021, soit une baisse de 0,5 point).
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