L’annonce officieuse en janvier dernier lors de la création du nouvel organisme avait suscité des remous parmi les détracteurs de l’euthanasie qui percevaient là une nomination politique. Véronique Fournier a fait partie du cabinet de Bernard Kouchner alors ministre de la Santé en 1999. Elle est surtout très critique de la version deux de la nouvelle loi Leonetti, qui interdit l’euthanasie, mais ajoute la possibilité d’une sédation terminale. Le nouvel organisme ainsi créé, prévu dans le plan national de développement de soins palliatifs 2015-2018, fusionne l’Observatoire national de la fin de vie et le Centre national de ressources en soins palliatifs.
Dans nos colonnes en juin 2015, l’ancien président de l’Observatoire national de fin de vie, Régis Aubry, s’inquiétait que le Gouvernement tarde à agir pour poursuivre les travaux de l’observatoire. En janvier dernier, le journal Libération levait le lièvre en annonçant sa nomination par la ministre. Le journal la décrivait comme « l’une des personnalités les plus ouvertes et les plus compétentes sur ces questions. Membre du Comité national de bioéthique, cardiologue de formation, elle est soucieuse des réalités des pratiques, loin des postures souvent figées des uns et des autres ». Véronique Fournier est à l’origine de la création du centre d’éthique clinique pluridisciplinaire installé à Cochin qu’elle dirige depuis une dizaine d’années.
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