« L’efficacité et l’innocuité des 11 vaccins qui deviendront obligatoires en France sont scientifiquement prouvées. » Dans une note publiée aujourd’hui, l’INSERM dresse un plaidoyer scientifique en faveur de la vaccination. Ni expertise collective, ni revue exhaustive de la littérature, le document diffusé « fait le point sur les connaissances scientifiques qui doivent sous-tendre une prise de décision rationnelle des pouvoirs publics ».
En termes d’efficacité, les 11 vaccins pédiatriques bientôt incontournables « sont tous efficaces à 90 % ou plus », défend l’INSERM. Concernant les effets secondaires, « quand ils existent, [ceux-ci] sont généralement mineurs et de courte durée ». Avec essentiellement des réactions au site d’injection ou des effets généraux transitoires de type fièvre et douleurs musculaires ou articulaires. « Des réactions allergiques extrêmement rares (< 1 cas sur 450 000 vaccinés) peuvent cependant être graves en l’absence de traitement adéquat », reconnaît l’institution.
Soutien à mots couverts de l'extension vaccinale
Elle écarte a contrario tout lien entre vaccination anti-rougeole et autisme, arguant de « preuves scientifiques très fortes ». De même, « de nombreuses études réalisées entre 1996 et 2004 ont infirmé le lien suspecté entre vaccination anti-hépatite B et effets indésirables graves que ce soit concernant des atteintes neurologiques de type sclérose en plaques, ou d’autres maladies auto-immunes ». Quant aux dangers supposés des adjuvants aluminiques, là encore l’INSERM tranche clairement : « au vu des données disponibles à ce jour à l’échelle internationale, avec un recul d’utilisation de 90 ans et des centaines de millions de doses injectées, l’innocuité des sels d’aluminium contenus dans les vaccins ne peut être remise en cause ». Un dernier paragraphe tord le cou aux « arguments développés par les lobbys anti-vaccins et qui prétendent que les vaccins combinés provoquent un "épuisement " du système immunitaire ».
En parallèle, l’institution met en avant les bénéfices attendus de l’augmentation de la couverture vaccinale des nourrissons tant au niveau individuel « par la protection conférée directement à l’enfant vacciné » que collectifs « par la diminution du risque de contamination pour les personnes non vaccinées ».
À mots couverts, l’INSERM apporte donc son soutien scientifique aux futurs vaccins obligatoires tout en soulignant que « l’élargissement de l’obligation vaccinale devra s’accompagner de la mise en œuvre des recommandations du Comité d’orientation de la concertation citoyenne sur la vaccination ».
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