Les Français montrent une certaine curiosité en matière de santé numérique, même si quelques craintes persistent, selon une étude santé* réalisée par OpinionWay pour le cabinet de conseil et d'audit Deloitte.
Interrogés sur leurs envies, près d'un tiers des sondés se dit pourtant prêt à utiliser le dossier médical électronique mais aussi les services médicaux à distance. La preuve : les Français disent apprécier l'idée pour le renouvellement d'ordonnance (86 %), la demande d'information médicale simple (82 %) ou pour un second avis médical (74 %). Fait intéressant, l'étude montre même que 62 % des sondés ont une appétence pour la consultation à distance d'un médecin. Une bonne nouvelle à l'heure où les négociations sur la télémédecine se terminent entre l'assurance-maladie et les syndicats de médecins libéraux.
81 % des sondés considèrent aussi que les solutions de santé numérique permettront d'améliorer la coordination des professionnels de santé. Seuls 69 % pensent qu'ils aideront à réaliser des actions de prévention et 61 % à prévenir la survenance de maladies (– 13 points par rapport à 2016).
Toutefois, 43 % des Français craignent toujours le manque d'interaction humaine en santé numérique, unn pourcentage en augmentation de cinq points par rapport à 2017. « La téléconsultation par visioconférence c'est oui mais via un robot, c'est non », résume Michel Sebbane, responsable santé publique pour Deloitte.
*2 003 personnes interrogées (méthode des quotas) entre le 23 et 29 mars par un questionnaire auto-administré en ligne
Dr Joëlle Belaïsch-Allart : « S’il faut respecter le non-désir d’enfant, le renoncement à la parentalité doit interpeller »
Visite médicale d’aptitude à la conduite : le permis à vie de nouveau sur la sellette
Le dispositif Mon soutien psy peine à convaincre, la Cnam relance l’offensive com’
Ouverture du procès d’un ancien psychiatre de l’AP-HM jugé pour viols et agressions sexuelles sur quatre patientes