Quelques remarques à propos de l'article constatant l'augmentation du nombre de césariennes dans le monde (Le Quotidien n° 9695 du 18 octobre 2018 p. 11).
Dans les pays ou la juridicisation est élevée, aucune chance de retourner l'évolution quand le rôle de l'expertise se limite souvent à rechercher à quel moment du travail il aurait été recommandé d'abandonner la voie basse au profit de la césarienne.
L'obstétrique est la seule spécialité chirurgicale ou le devoir d'information est incomplet et le choix de la patiente n'est pas questionné : voie basse versus césarienne, avantages-inconvénients (exemple en chirurgie gynécologique, voie vaginale versus voie haute ; pourquoi…)
L'objection majeure à la césarienne systématique était les grossesses multiples : vu le taux de natalité actuel (moins de deux enfants par femme), le risque est en voie de disparition.
Quand on mesure les progrès de la chirurgie ambulatoire, singulièrement en gynécologie, difficile d'imaginer que la césarienne ne pourrait pas en bénéficier
(sauf pour les primipares, mais du fait du nouveau né et de l'apprentissage des premiers gestes de la maternité).
The Lancet a raison : simple d'enseigner la technique de la césarienne, tout un art d'enseigner l'obstétrique. Quand on connaît les conditions d'accouchement dans de nombreuses régions du monde, comment se révolter de l'augmentation des césariennes ?
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