Ali Benmakhlouf est l'auteur de « Pourquoi lire les philosophes arabes », essai dans lequel il revient sur un héritage oublié et mal compris… alors qu'il entretient une relation intime avec la médecine. En effet, Avicenne et Averroès étaient à la fois logiciens, lecteurs d'Aristote et médecins connaisseurs de Galien. « Ils étaient férus de prévention et soucieux d'informer sur les comportements (nutrition, hygiène) pour préserver la santé », commente Ali Benmakhlouf. Comment ? En utilisant la poésie, pour faciliter l'inscription dans la mémoire !
Ils avaient aussi un grand souci des maladies de la tête, avec des pratiques soignantes intemporelles. « Avicenne est appelé auprès d'un prince qui se prend pour une vache et demande à être sacrifié pour faire un bon ragoût. Loin de contredire sa folie, le médecin le palpe et dit au prince : "la vache n'est pas assez grosse, elle doit prendre des herbes". Et le malade de guérir après avoir consommé des anti-hallucinatoires. La démarche d'Avicenne rejoint l'idée freudienne qu'une personne en souffrance mentale n'est pas à même d'accepter toute la vérité. Mieux vaut travailler obliquement avec les résistances de sa volonté ».
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