La méthode du Ségur de la santé, large concertation entamée cette semaine et censée aboutir en juillet autour d'une réforme profonde de l'hôpital et du système de santé, continue de faire des déçus. Après les paramédicaux du collectif inter urgences (CIU), c'est au tour des centres de santé de déplorer leur absence particulière du comité Ségur, lieu des concertations nationales sur les quatre piliers (revalorisation des soignants, investissement/financement, simplification, territoires).
La Fédération nationale des centres de santé (FNCS) et l'Union syndicale des médecins de centres de santé (USMCS) viennent d'écrire en ce sens au Premier ministre par la voix de leurs présidents respectifs, le Dr Hélène Colombani et le Dr Éric May. « En l'état de la composition du comité Ségur rendue publique, seule la médecine libérale et les structures d’exercice collectif privées auraient voix au chapitre pour la ville. Nos organisations, représentantes du service public de médecine de proximité, ne sauraient se satisfaire de cette situation », s'agacent les deux structures
La FNCS (gestionnaires) et l'USMCS (médecins) sont d'autant plus amers que les centres de santé ont été « particulièrement actifs dans cette période difficile de crise sanitaire », rappellent-ils. Or, « on les exclut de la réflexion pour que l’accès à la santé soit plus juste socialement et territorialement ».
Les deux organisations réclament leur intégration immédiate au sein du comité Ségur national. En attendant, elles s'interrogent sur la volonté gouvernementale réelle de « doubler le nombre de maisons et centres de santé », un objectif pourtant partagé par le secteur.
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