« Mon slogan ne plait pas ? On va le modifier au plus vite. » À trois jours du coup d'envoi de la campagne pour la journée de la fertilité programmée le 22 septembre prochain, la ministre de la Santé Beatrice Lorenzin fait marche arrière. Cette journée particulière devait s'inscrire, selon le gouvernement, dans le cadre du plan national pour la relance de la natalité.
L'objectif expliqué par une agence de communication, était de « célébrer la révolution culturelle introduite par la mise en place d'un plan national pour la relance de la fertilité » afin de combattre la baisse constante de la natalité en Italie. Le lancement ou plutôt la création de la journée de la fertilité devait donc avoir, selon Beatrice Lorenzin, la même valeur que celle de la femme, de la vaccination ou de la réduction des détritus pour sauvegarder l'environnement.
« La beauté n'a pas d'âge, la fertilité si ! »
Mais pour les internautes et les Italiennes, il s'agit d'une provocation inutile. Le slogan : « La beauté n'a pas d'âge, la fertilité si ! » qui a fait rire les premiers et suscité la colère des secondes, n'entrera jamais dans l'histoire. Quant aux affiches montrant une femme brandissant une clepsydre en signe d'avertissement sur le temps qui passe, elles ont fait sursauter l'opinion publique, tous sexes confondus.
Sur Twitter, beaucoup ont évoqué la période fasciste et la propagande de l'administration de Benito Mussolini pour promouvoir l'idée des familles nombreuses et le patriotisme. Le débat a aussi pris une tournure sociale, l'écrivain et journaliste Roberto Saviano, auteur de « Gomorra », ayant évoqué les difficultés des femmes comme le manque de souplesse au niveau des horaires dans le monde du travail, l'absence de subventions pour payer les crèches. Et surtout la liberté de choisir de mettre ou pas des enfants au monde. Sur Facebook, les commentaires étaient plutôt ironiques avec des posts comme « Le 22 septembre, la journée du chaud lapin ».
La ministre de la Santé a donc choisi d'éteindre l'incendie d'autant que sa campagne vient d'être désavouée par le président du Conseil Matteo Renzi pour des raisons d'opportunité politique à deux mois d'un référendum sur l'abolition du Sénat.
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