Après l’ex-ministre de la Santé, Agnès Buzyn, mise en examen pour mise en danger de la vie d’autrui en septembre 2021, c'est l'ancien Premier ministre Édouard Philippe qui a été convoqué pour s'expliquer sur la gestion gouvernementale de l'épidémie de Covid-19 devant la Cour de justice de la République (CJR).
Le maire du Havre est accusé de mise en danger de la vie d’autrui et d’abstention volontaire de combattre un sinistre. Il se voit en effet reprocher de ne pas avoir ordonné de mesures de protection en faveur du personnel soignant et des travailleurs exposés, ni d'avoir anticipé l'épidémie malgré les alertes.
Selon « Le Monde», il devait également s'expliquer sur le maintien du premier tour des élections municipales le 15 mars alors que les contaminations s'intensifiaient, et sur l'activation tardive de la cellule interministérielle de crise (CIC) le 17 mars. Des incriminations vigoureusement contestées par celui qui est aujourd'hui président du parti politique proche de la majorité présidentielle, Horizons.
À l’issue de l'interrogatoire mardi dernier, les trois juges de la commission d'instruction de la CJR ont placé Édouard Philippe sous le statut intermédiaire de témoin assisté « pour mise en danger de la vie d'autrui et abstention volontaire de combattre un sinistre ». Initialement, les magistrats envisageaient de le mettre en examen, mais ils ont finalement estimé qu'ils n'avaient pas, à ce stade, réuni les indices graves ou concordants nécessaires pour engager des poursuites.
Par le passé, la CJR a mis en examen puis relaxé deux Premiers ministres : Laurent Fabius pour l'affaire du sang contaminé et Édouard Balladur dans l'affaire du financement occulte de sa campagne présidentielle de 1995.
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