Une quarantaine de médecins se réuniront devant l’Assemblée nationale, pour contester le projet de loi de santé de Marisol Touraine, jeudi 17 décembre, jour du vote final.
« C’est une action symbolique, l’idée est de montrer dans quelles conditions est votée cette loi », explique le Dr Jérôme Marty, président de l’Union française pour une médecine libre (UFML), à l’initiative du mouvement.
Après avoir spontanément stoppé leur grève au soir d’une journée de mobilisation réussie, le 13 novembre, pour prendre en charge les victimes des attaques meurtrières qui ont frappé Paris, et malgré l’État d’urgence qui interdit tout rassemblement et réunion sur la voie publique, les organisations n’ont pas dit leur dernier mot. « Nous n’appliquerons pas cette loi, nous l’attaquerons au Conseil constitutionnel », poursuit le Dr Jérôme Marty.
Parmi les médecins attendus, plusieurs représentants des syndicats représentatifs, ainsi que les chefs de file des coordinations qui ont fleuri en région cette année pour combattre le projet de loi de santé.
Vers de nouvelles actions
Les libéraux se réuniront vers 10 heures jusqu’en fin d’après-midi. Ils ont prévu de rencontrer les députés et « discuter de l’après-vote ». « De nouvelles actions vont être organisées et annoncées », prévient le Dr Marty. Le 1er décembre, l’UFML avait appelé la profession à boycotter la télétransmission et à arrêter la permanence des soins dès janvier 2016 jusqu’à l’ouverture de la grande conférence nationale de santé, programmée le 11 février. Un mouvement de grève, similaire au Black Friday, est à l’horizon mais aucune date n’a été arrêtée.
L’UFML travaille également sur les kits de déconventionnement qui seront distribués aux médecins par la poste, e-mail ou grâce au réseau en partenariat avec des syndicats de médecins libéraux. Enfin, l’organisation poursuit sa « campagne électorale ». Elle a conçu des affiches à apposer dans les cabinets médicaux mentionnant le nom des députés qui voteront la loi de santé.
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