La Confédération des syndicats médicaux français (CSMF) dénonce le « sévère tour de vis » annoncé ce jeudi par le gouvernement sur l’objectif national des dépenses d’assurance-maladie (ONDAM), qui n’augmentera finalement en 2016 que de 1,75 % au lieu des 2 % envisagés, supposant 2,2 milliards d’euros d’économies supplémentaires. Ce taux historiquement bas serait maintenu en 2017.
« Restrictions sans précédents »
Selon la centrale libérale, cette décision est annonciatrice de « restrictions sans précédent, en décalage total avec les besoins de santé des Français et la pérennité du système de santé ». Elle appelle le gouvernement à tout mettre en œuvre pour ne pas « sacrifier la médecine de ville ».
« Le ministère de la Santé doit mesurer à quel point il est essentiel de favoriser la coordination entre les généralistes et les spécialistes avant un recours systématique à l’hospitalisation, insiste le Dr Jean-Paul Ortiz, président du syndicat. Pour la CSMF, ce volet doit devenir une priorité absolue et nous demandons des actes à la ministre pour développer la prise en charge ambulatoire comme elle le répète souvent. »
C’est désormais au tour de l’hôpital de réaliser « des efforts indispensables de rationalisation », conclut la confédération.
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