Les décisions technocratiques de la ministre de la Santé risquent de faire exploser une spécialité forte de 2 800 praticiens. Pourquoi ? Parce que Madame Bachelot nous a contraints lors des élections aux URPS à intégrer soit le collège électoral des chirurgiens, soit le collège électoral des autres spécialistes. Le problème, Madame Bachelot, c’est que nous sommes l’un et l’autre. Nos deux spécificités sont les deux faces indissociables d’une même pièce.
Lors de ces élections qui se sont tenues le 29 septembre, les médecins libéraux étaient répartis en trois collèges électoraux (contre deux précédemment) :
- un premier collège constitué des généralistes,
- un deuxième collège composé de chirurgiens, d’anesthésistes et d’obstétriciens,
- un troisième collège composé des autres spécialistes.
Les résultats de ce scrutin sont importants, notamment pour la future négociation conventionnelle mais, également, pour la représentativité syndicale.
Comment s’opposer alors aux effets pervers de la loi HPST qui s’annonce comme une véritable mise sous tutelle de la médecine libérale ?
Ce mécanisme aveugle et parfaitement bureaucratique aura pour conséquence de faire exploser notre profession. Et en dispersant notre spécialité, nous ne parviendrons plus à défendre nos intérêts et ceux de nos malades en particulier dans la future négociation conventionnelle avec la Sécurité sociale. Eparpillés, nous serons moins représentés.
À quoi rime cette politique ? Pourquoi diviser à ce point les professions médicales ? Il ne s’agit pas d’un combat corporatiste, mais d’un combat pour la défense de la médecine libérale et la qualité des soins.
Hôpital Necker Enfants-Malades, Paris.
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