Réuni en assemblée générale le 7 décembre, MG France a voté unanimement la fermeture des cabinets généralistes le samedi matin, à partir du 14 décembre, « en préfiguration de ce qui arriverait si les médecins généralistes n'étaient plus en mesure d'assumer la continuité des soins ». Une action nationale nommée « samedis noirs de la médecine générale »...
En novembre déjà, le syndicat de généralistes avait menacé d'une grève des gardes (alors avec la CSMF, le SML et la FMF) en réaction au plan de refondation des urgences du gouvernement, jugé totalement hospitalo-centré.
Responsabilité territoriale
MG France juge que si les généralistes libéraux sont sollicités demain pour assurer les soins non programmés dans le cadre de ce plan urgences – qui prévoit la création d'un service d'accès aux soins (SAS) universel – il est obligatoire de valoriser leur engagement accru. « Ce service d’accès aux soins est un défi pour les professionnels de santé ambulatoires parce qu’il s’agit d’une responsabilité collective territoriale qui n’entrait pas jusqu’à maintenant dans le cadre de leurs missions, explique le syndicat. Cette responsabilité nouvelle est d’autant plus difficile à assumer que les médecins généralistes sont de moins en moins nombreux et que leur répartition territoriale n’est pas homogène. »
Le syndicat souligne que l’organisation territoriale d’un tel service d’accès aux soins mobilisant le secteur ambulatoire sera un « marché de dupes » s'il n'est pas assorti de vrais moyens pour la régulation libérale d'une part et pour les effecteurs d'autre part (afin de les encourager à ouvrir des créneaux de rendez-vous ou de visites).
Valorisation, horaires
En pratique, c'est le déploiement des communautés professionnelles territoriales de santé (CPTS) qui devra permettre aux médecins de remplir la mission d'accès aux soins, et notamment la prise en charge des soins non programmés.
Mais aux yeux de MG France, l'organisation de cette continuité des soins nécessite « une valorisation des actes de maintien à domicile » et suppose aussi « un élargissement des horaires de PDS-A, le samedi toute la journée et le soir à partir de 18 heures, en fonction des besoins, territoire par territoire ». « Sans aménagement des horaires, comment penser que les généralistes pourront dégager le temps nécessaire pour libérer des créneaux dans des emplois du temps chargés ? Sans rémunération des effecteurs, comment motiver les professionnels à effectuer ce travail supplémentaire ? », exhorte MG France.
« Si le signal lancé par ces samedis noirs de la médecine générale n’est pas entendu », MG France menace d'étendre le mouvement et appelle déjà les autres syndicats à le rejoindre dès le début de 2020.
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