Chez neuf séropositifs inclus dans un essai de vaccination anti-VIH mené à Marseille, on ne détecte aujourd'hui plus aucune cellule infectée par le VIH, malgré l'arrêt de tout traitement antirétroviral. Ce « vaccin thérapeutique » ciblant la protéine TAT du VIH, testé sur 46 volontaires depuis 2013, a été administré à des patients immunodéprimés sous trithérapie. Menée par la Dr Isabelle Ravaux au centre d'investigation clinique de l'hôpital de la Conception (APHM), cette étude doit être publiée très prochainement dans Retrovirology.
Si ces patients ont réellement éliminé le virus, c'est une énorme nouvelle.
Ce vaccin est développé par Biosantech (Sofia Antipolis). Il s'agit d'une entreprise innovante créée en 2011 avec pour seul objet le développement d'un vaccin efficace sur tous les variants du VIH. Biosantech est le propriétaire exclusif des brevets CNSR sur la TAT oyi. Son comité scientifique est présidé par le Pr Jean-Claude Chermann co-découvreur du VIH, oublié du Nobel. Depuis de nombreuses années, J.-C. Chermann prône une autre approche vaccinale dans le VIH, critiquant ouvertement les pistes poursuivies par l'Institut Pasteur et l'ANRS. L'avenir semble lui avoir donné raison.
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