RAYMOND DEDONDER, décédé le 5 septembre 2004, n’a pas pu se réjouir de l’attribution du prix Nobel de médecine 2008 à Françoise Barré-Sinoussi et Luc Montagnier. Ancien directeur de l’Institut Pasteur au moment de la découverte du virus, il a été un témoin privilégié de la controverse qui a opposé l’équipe de Luc Montagnier à celle de Robert Gallo. Dans un texte resté inachevé, il a voulu raconter les dessous de cette bataille scientifique et juridique qui a opposé la France aux États-Unis.
« La tentation était grande de laisser ce témoignage sombrer dans l’oubli. Fallait-il, en effet, réveiller une querelle que beaucoup ont considérée comme indigne devant le drame que représente aujourd’hui le sida pour l’humanité ? Fallait-il risquer de remettre en cause les excellentes relations qui se sont à nouveau établies entre l’Institut Pasteur et les autorités de santé américaines ? Fallait-il revenir sur l’affaire du sang contaminé ? », se demandent Maxime Schwartz, son successeur à la tête de l’institut, et Jean Castex, qui a été le directeur administratif et financier des deux hommes.
L’ouvrage qu’ils publient aux Éditions Odile Jacob reprend pour l’essentiel du document rédigé par Raymond Dedonder. Son objectif, expliquent-ils est de « montrer que le comité Nobel a fait le bon choix » et que Robert Gallo, régulièrement présenté comme le codécouvreur du virus, ne méritait pas de figurer parmi les lauréats du prestigieux prix.
« La découverte du virus du sida - La vérité sur "l’affaire Gallo/Montagnier" »,208 pages, 21,90 euros.
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