« Ça suffit, l'homme est un animal en voie de disparition, l'homme est malade », dénonce le Pr Jocelyne Just, chef du service d’allergologie pédiatrique à l'hôpital Armand-Trousseau et présidente de la Société française d'allergologie. « Il n'y a pas que les pics de pollution. La pollution de fond, celle qu'on respire dans les villes au quotidien, rend malade », a-t-elle ajouté, soulignant la vulnérabilité des personnes déjà malades et des jeunes enfants.
La pneumopédiatre s'exprimait à l'occasion d'une conférence de presse organisée par plusieurs associations à quelques jours de la date limite du 31 mars, fixée par le Conseil d’État au gouvernement et à certaines collectivités locales pour qu’elles élaborent de nouveaux plans pour lutter contre la pollution de l’air.
Médecins et associations ont uni leurs voix pour rappeler l’urgence d’agir pour réduire le trafic routier et la consommation d’énergies fossiles et dénoncer le « manque d'ambition » des premières mesures présentées, en particulier dans le secteur des transports. « Le flou persiste sur les mesures mises en œuvre et les budgets alloués à ces actions », a souligné Lorelei Limousin, responsable transports au Réseau Action Climat (RAC). Elle a notamment assuré que peu de collectivités avaient prévu de mettre en place, avec un échéancier, des « zones de basses émissions » qui excluent les véhicules les plus polluants de certaines zones de circulation.
En juillet, le Conseil d'État a sommé le gouvernement de prendre des mesures pour ramener les concentrations de particules fines (PM10) et de dioxyde d'azote (NO2) sous les valeurs limites autorisées dans toutes les zones où elles étaient dépassées en 2015.
Le RAC et les autres ONG qui en sont membres, comme Greenpeace ou les Amis de la Terre, proposent une liste de mesures « concrètes et indispensables ».
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