Pour le meilleur et pour le pire

Publié le 10/02/2009

EN JUILLET 1837, quelques mois après son retour en Angleterre, Charles Darwin, marqué par les observations faites au cours d’un périple de cinq ans à bord du « Beagle », entreprend dans le plus grand secret la rédaction des carnets où il développe ses idées sur la sélection naturelle et sur l’origine des espèces. Il est conscient de la transgression qu’il est en train d’accomplir. «  Je suis maintenant presque entièrement convaincu (...) que les espèces ne sont pas (c’est comme confesser un crime) immuables  », écrit-il.

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