Un choix fait à 18 ans après un bac technique, mais jamais regretté. Je considère que l'on fait le plus beau métier du monde au travers des rencontres des patients, mais aussi de savoir découvrir les origines d'un problème.
Travail très intellectuel, mais aussi relationnel. La maitrise de stage, et le Conseil de l'Ordre sont des moyens extraordinaires pour transmettre son savoir. Plus de 40 ans de bonheur, rien n'est à rejeter, si l'on pouvait recommencer.
Decanter Bernard, spécialiste en médecine générale
Je suis fière d'être médecin quand le patient est satisfait du déroulement de la consultation : l'échange mutuel.
Médecin généraliste
A l'âge de 9 ans (1945), j'ai fait une chute d'un mur de 50 cm de hauteur : douleur tiers inférieur de la jambe droite. Transporté par des copains chez le médecin du village à 16 heures. Allongé sur un canapé dans la salle d'attente, le médecin étant en visite à l'extérieur. Examiné à 19 heures : diagnostic clinique, fracture en bois vert du tibia.
Pas de radio. Pose d'un plâtre durant un mois. Enlèvement du plâtre. Le médecin me dit : « Lève-toi et marche. »
Aucune douleur ni impotence. J'ai tout de suite pensé : c'est un sorcier, d'où mon désir de devenir médecin. Tout cela sans prise d'honoraire en raison de la situation modeste de ma mère, veuve de guerre.
Médecin radiologue retraité
Je suis pédopsychiatre dans un centre hospitalier, appel dans un service de médecine pour une consultation auprès d'une jeune amaigrie dont l'interne me dit : « C'est une anorexie mentale. » Après entretien, je retourne voir cet interne et le chef de service en disant : « Ce n'est pas une anorexie mentale. » Raillerie de l'interne qui pensait que je ne voulais pas la soigner. Toutefois, sur mon insistance, ils refont l'examen clinique et découvriront un Hodgkin.
Cette jeune fille et sa famille me remercient encore quand nous nous croisons à l'occasion. Ma fierté que je rappelle à tous mes internes : un psychiatre est un médecin.
Alloy Gérald, psychiatre des hôpitaux
En 2010, alors que je promenais dans mon quartier parisien et bavardais avec mon fils de 7 ans, celui-ci, regardant vers le haut, me signala des enfants sur un balcon au 7e étage de l'immeuble au-dessous duquel nous étions. En regardant vers le haut, je vis en effet 2 petits enfants qui étaient au bord de la balustrade, et, tout à coup, le plus petit s'est faufilé entre les barreaux et a chuté.
Sa chute d'une vingtaine de mètres a été miraculeusement interrompue sur la devanture restée ouverte d'un café pourtant fermé ce jour-là. Le bébé de 15 mois a rebondi sur la toile de l'auvent, et j'ai pu heureusement le rattraper au vol dans mes bras.
Le bébé n'a absolument rien eu, je l'ai câliné pendant quelques minutes, il s'est endormi dans mes bras jusqu’à l'arrivée du SAMU appelé par des passants... Le hasard de la vie !
Bensignor Philippe, médecin généraliste
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