LE PREMIER MINISTRE britannique David Cameron a annoncé une pause dans la réforme contestée du système de santé, lançant une période de consultations qui pourra aboutir à des modifications de la loi.
« Là où de bonnes propositions seront faites pour améliorer la loi, ces changements seront faits », a promis le Premier ministre, en butte depuis plusieurs mois à de nombreuses critiques sur cette réforme, tant de la part du corps médical et des syndicats que de députés. Le Premier ministre a toutefois exclu le statu quo, assurant que « c’est seulement en le modernisant que nous pouvons protéger le système de santé ».
Une commission parlementaire avait rendu au début de la semaine un rapport très critique sur la réforme, recommandant une série de modifications, qui pourraient être reprises par le gouvernement.
Le rôle des GP’s.
Une des dispositions programmées les plus controversées transfère la gestion du budget de santé aux médecins de famille (les GP’s). D’ici à 2013, des consortiums de généralistes devaient se voir confier 80 % des 110 milliards de livres (125 milliards d’euros) du budget annuel du National health service (NHS) et l’achat des prestations médicales, en mettant en concurrence public et privé. Mais les médecins généralistes se sont montrés réticents à assumer une tâche administrative supplémentaire, tandis que l’opinion s’est inquiétée de voir les soins les plus rentables passer au privé, mettant en péril l’équilibre des hôpitaux publics. La commission parlementaire a notamment suggéré d’ouvrir les consortiums à d’autres métiers de la santé : médecin d’hôpital, infirmière, expert du système de santé, travailleur social, etc. La date d’entrée du vigueur des consortiums, 2013, pourrait également être assouplie.
Le ministre de la Santé Andrew Lansley a annoncé une concertation avec des représentants des patients, des médecins et des infirmières. « Nous prenons le temps d’une pause dans le passage de la loi (au parlement) pour écouter, réfléchir et améliorer », a-t-il déclaré. Les travaillistes ont, quant à eux, mis en doute la volonté du gouvernement d’opérer des changements dans sa réforme, estimant que « la pause ressemble étrangement à un exercice de communication pour faire taire les critiques ».
Le NHS, avec 1,7 million d’employés, est le plus gros service de santé public au monde.
En 5 points
Obésité : suivi d’un patient sous aGLP-1
Cas clinique
La fasciite nécrosante
Mise au point
La périménopause
Mise au point
La sclérose en plaques