Depuis quelques années, l’Union européenne se préoccupe de plus en plus de l’organisation et de la distribution des soins, bien qu’elle ne dispose que de compétences fragmentaires dans ce domaine. Outre la directive sur les soins transfrontaliers, elle encourage fortement le recours aux nouvelles technologies et à la e-santé, et travaille aussi sur les moyens de réduire les inégalités en matière de santé, y compris en mettant en place des comparateurs et des indicateurs de santé communs.
Le Parlement européen a souvent été à la pointe de cet engagement, car il considère que les citoyens attendent des actions européennes dans le domaine de la santé. « Les États ne voulaient pas de la directive sur les soins transfrontaliers car ils en redoutaient les conséquences financières », rappelle Françoise Grossetête, qui a dû, avec ses collègues, négocier pendant plusieurs années avant de la voir finalement adoptée.
Faut-il aller « encore plus loin » en matière d’intégration sanitaire ? Certains pays n’ont pas attendu les directives pour créer avec leurs voisins de véritables « eurorégions sanitaires » où les patients peuvent se faire soigner totalement librement de part et d’autres des frontières, notamment entre l’Allemagne, les Pays-Bas et la Belgique. La région de Strasbourg et sa voisine allemande de l’Ortenau tentent de monter une structure similaire, mais le nombre de patients concernés reste faible, d’autant que toutes les difficultés administratives n’ont pas été aplanies. Toutefois, au niveau européen, l’immense majorité des patients préfère être soignés dans son pays et les soins transfrontaliers ne concernent que 1 % de l’ensemble des traitements.
Un facteur de croissance
Au-delà du symbole, la définition de critères d’excellences communs, les échanges d’expérience et la coopération face aux grands fléaux sanitaires répondent donc à des besoins peut-être encore plus urgents. De plus, l’Union européenne rappelle aux États que la santé est aussi un facteur de croissance économique, et les pousse à investir dans ce domaine en dépensant non pas plus d’argent, mais plus judicieusement. Elle définit, dans ce but, des programmes d’action qui visent aussi à réduire les inégalités de santé entre les citoyens.
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