LE MÉMORANDUM rédigé par Bruxelles détaille avec force minutie la réforme en santé que doit décliner la Grèce. Chaque mesure est chiffrée. Ainsi, les structures de soins primaires sont tenues de licencier 10 % de leurs praticiens en 2013. Les marges des pharmacies doivent baisser de 15 % au 1er janvier 2014. Les hôpitaux publics sont sous contrôle très rapproché : achats, lits, équipements... Rien n’échappe à l’œil intransigeant de la Commission européenne. Des coupes sont attendues partout.
Bruxelles ne va pas jusqu’à tenir le stylo des praticiens, mais pas loin. Un système de quota est à l’étude pour doper les prescriptions, marginales, de génériques. Au moins 90 % des prescriptions doivent être informatisées - pour combattre la corruption. La Troïka (FMI, Banque centrale et Commission européennes) exige de connaître le détail de ces « e-prescriptions » chaque mois, et pour chaque médecin. Médicaments, examens complémentaires, demandes d’avis spécialisé : tout est scruté. Gare aux mains lourdes et aux conflits d’intérêt, passibles de sanctions.
Mise au point
Palpitations : orientation diagnostique
En 5 points
Obésité : suivi d’un patient sous aGLP-1
Cas clinique
La fasciite nécrosante
Mise au point
La périménopause