Sur le papier, l’idée n’est pas mauvaise. Un nouveau numéro d’appel (le 111) aiguille les patients vers la bonne structure en cas de petit bobo ou d’angoisse nocturne (une ligne téléphonique existe déjà pour les urgences vitales). Problème : l’attente est parfois longue. Très peu d’infirmières au bout du fil, mais des personnes vissées derrière un écran, qui, après trois semaines de formation, posent mécaniquement des questions, cochent des cases, et apportent des réponses stéréotypées. Pour éviter de passer à côté d’un risque sérieux, l’ordinateur conseille souvent d’aller... aux urgences ! Déjà encombrées, les voilà qui saturent complètement…
Depuis 2004, les GPs ne travaillent plus ni le soir ni le week-end. Des officines privées ont investi le créneau de la permanence des soins, et recourent beaucoup aux médecins étrangers. La confiance est rompue depuis qu’un praticien allemand, dont c’était la première mission en Angleterre, a tué un patient à son domicile à cause d’une injection surdosée. C’était un samedi. En rogne contre les GPs du NHS, la presse britannique reproche volontiers à ces derniers de ne pas travailler assez. « Stop au "GP bashing" », s’insurge un généraliste de Manchester, qui dit crouler sous la tâche : « Si je travaille plus, je meurs! Avec toutes les responsabilités supplémentaires qui nous incombent, nous n’avons plus de temps pour la clinique ».
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