En vingt ans, des progrès en matière de mortalité infantile ont été enregistrés, reconnaît l’UNICEF. Le chiffre est passé sous la barre des 10 millions quand il atteignait 14 en 1989. Les efforts de vaccination ont été payants (dans le monde, la rougeole a régressé de deux tiers environ, 72 % des enfants sont immunisés contre la diphtérie, la coqueluche et le tétanos). Mais la santé reste le domaine où la discrimination persiste le plus entre les enfants.
Mais 9,2 millions d’enfants, donc, meurent chaque année de maladies évitables. 536 000 femmes meurent encore chaque année (une femme chaque minute) au cours de leur grossesse ou de l’accouchement. Une centaine d’enfants de moins de 5 ans meurent toutes les cinq minutes et 50 % des décès ont lieu en Afrique subsaharienne.
La pneumonie fait partie des causes majeures de mortalité chez les moins de 5 ans (deux millions d’enfants chaque année).
Deux cent mille bébés naissent infectés par le VIH. « La transmission du VIH de la mère à l’enfant et l’accès aux soins de base accusent un retard désastreux », déplore l’UNICEF. Les enfants restent les grands oubliés de la lutte contre le SIDA. Depuis 2007, les antirétroviraux au format enfant existent. Mais la couverture doit être considérablement élargie. La pandémie a par ailleurs engendré une nouvelle catégorie d’enfants : les orphelins du sida.
S’agissant de la malnutrition, le bilan est « accablant » : 20 millions d’enfants souffrent de malnutrition aiguë sévère dans le monde et 150 millions souffrent de carences nutritionnelles qui auront une répercussion irréversible sur leur santé.
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