Les États-Unis manquent de thiopental, depuis que le seul laboratoire qui le fabrique a dû, en 2009, cesser sa fabrication, en raison d’une rupture de stock chez l’un de ses fournisseurs. Si d’autres produits peuvent être utilisés pour les anesthésies, cela a posé un problème... pour l’exécution des condamnés à mort. Car le thiopental est l’un des trois produits nécessaires pour l’injection létale, pratiquée dans de nombreux États de préférence à la chaise électrique, à la chambre à gaz ou aux balles, selon les cas, au choix éventuellement du condamné.
Faute de thiopental, plusieurs États ont renoncé, provisoirement sans doute, aux exécutions. Sauf l’Arizona et la Californie, qui se sont procuré l’anesthésiant par d’autres voies, qu’ils ont refusé de révéler. L’ont-ils importé d’Europe ? L’Union européenne a un règlement qui interdit « le commerce de certains biens susceptibles d’être utilisés en vue d’infliger la peine capitale, la torture ou d’autres peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants ». Oui, mais le thiopental sodique est sur la liste des médicaments essentiels de l’OMS. Il peut donc être exporté sans problème.
Reste à l’Union européenne à réitérer « son opposition universelle à la peine de mort » et à appeler « à l’établissement d’un moratoire immédiat pour que cessent les exécutions ». Ce n’est pas la réglementation qui viendra à bout de la peine capitale, encore appliquée dans une vingtaine de pays dans le monde.
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