Les autotests de dépistage du sida vont bénéficier pendant l'année 2017 d'une TVA à 5,5 %, taux réduit principalement réservé aux produits de première nécessité, pour les rendre plus accessibles, selon un amendement Front de Gauche voté mercredi dans le projet de budget rectificatif.
Dans la lutte contre le VIH, « les choses avancent dans notre pays mais aucune tranquillité n'est de mise dans ce combat quotidien contre les dénis » et il y a « urgence » à renforcer la prévention, a plaidé la députée PCF de Seine-Saint-Denis Marie-George Buffet.
Les autotests sont disponibles en pharmacie depuis septembre 2015 pour un coût unitaire de l'ordre de 30 euros, non remboursés par la Sécurité sociale. « Ils se développent, et c'est une bonne chose en termes de prévention. L'avancée est importante (...) mais le prix est trop élevé, les usagers, les professionnels de santé, les associations le reconnaissent », a indiqué Marie-George Buffet.
Si elle a exprimé un avis favorable à la baisse de TVA, la rapporteure générale du budget, Valérie Rabault (PS) a appelé à « la vigilance » des députés pour vérifier que les prix de vente baissent effectivement à 25 euros. Pour le budget de l'État, le manque à gagner serait d'un million d'euros, selon l'estimation qu'elle a communiquée.
La rapporteure générale a proposé de limiter la baisse de TVA à 2017, pour faire ensuite « un bilan sur l'impact », une proposition qu'a accepté Marie-George Buffet.
La ministre de la Santé Marisol Touraine a, pour sa part, indiqué, que 140 000 autotests ont été vendus en un an. « Les ventes montrent que le coût n'est pas un obstacle majeur », a-t-elle conclu.
Des autotests gratuits sont également proposés via certaines associations.
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