L’expérimentation CAPEDP (Compétences parentales et attachement dans la petite enfance : diminution des risques liés aux troubles de santé mentale et promotion de la résilience) a pour objectif de favoriser le « développement harmonieux de l’enfant dans sa famille », principalement en luttant contre le taux de dépression postnatale, en diminuant « l’attachement désorganisé chez les enfants de 0 à 12 mois » et en promouvant les compétences parentales.
Initié par une équipe de recherche des hôpitaux Maison-Blanche et Bichat, le projet est né d’un double constat : l’augmentation des consultations en psychiatrie pour des enfants présentant des troubles du comportement et la corrélation statistique entre le fait de vivre dans des « contextes de vulnérabilité et l’expression d’une souffrance psychique ». L’expérimentation, commencée fin 2006 et actuellement évaluée, consiste à proposer une intervention précoce à domicile en direction de familles avec des risques de vulnérabilité psychosociale, depuis le troisième mois de grossesse de la mère jusqu’aux 2 ans de l’enfant. Les mères ont été recrutées sur la base du volontariat, en fonction de facteurs de risque et de critères définis en amont : l’âge (moins de 26 ans) et le rang de la grossesse (primipares). Après sélection, les participantes ont été réparties de façon aléatoire dans deux groupes : l’un recevant la visite régulière de professionnels, le second bénéficiant du dispositif de droit commun organisé par les services de la protection maternelle et infantile.
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