LES HÔPITAUX universitaires de Strasbourg viennent de se doter d’un service de soins palliatifs de 10 lits, dont l’une des particularités est d’être ouvert aussi bien aux patients hospitalisés qu’à des malades suivis par des médecins de ville. « Lieu de soins et de vie », cette nouvelle unité a fait aussi l’objet d’un traitement artistique et culturel particulier, réalisé dans le cadre d’un partenariat entre les HUS et le monde de l’art contemporain.
Les HUS disposaient d’une unité mobile de soins palliatifs depuis dix ans, mais faisaient jusqu’à présent partie des derniers hôpitaux de la région à ne pas avoir de service dédié, un manque désormais comblé. Ouvert en avril dernier et inauguré le 18 novembre, ce service, dirigé par le Dr Robert Mathis, a accueilli récemment son 100e patient. Si certains d’entre eux y séjournent en permanence, d’autres alternent hospitalisations et retours à domicile pour des périodes plus ou moins longues. Conçu comme un univers de douceur, le service fait appel aux peintures murale et au design architectural pour offrir des espaces intimes apaisés aux patients et à leurs familles. Les murs sont décorés d’une série de dessins, « Les sentiers qui bifurquent », évoquant des paysages et des motifs végétaux, et l’environnement lumineux est particulièrement étudié, notamment dans les chambres.
Les interventions plastiques s’inscrivent dans le cadre plus général du projet culturel des HUS, qui associe depuis quelques années déjà des artistes contemporains à leur développement. Cette démarche, dite « fabrique de l’hospitalité », entend aussi, avec de nombreux artistes, faire participer l’ensemble des intervenants du monde hospitalier, de même que les patients, à une « amélioration des espaces et du temps vécu à l’hôpital ».
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