VOS MALADES ONT LU
« Notre Temps », janvier 2001
Pour « Notre Temps », « les relations entre les malades et les équipes médicales ont radicalement changé en quelques années ». C'est la raison pour laquelle la législation avait « besoin d'un lifting » dont le mensuel commente les principaux aspects : droit à la communication du dossier médical, devoir d'information claire et précise du médecin pour un consentement éclairé du patient, indemnisation de l'aléa thérapeutique. De mieux en mieux informés, de mieux en mieux défendus par leurs associations, les « usagers » attendent cependant avec impatience la loi sur le droit des malades, « annoncée depuis des années, promise depuis dix-huit mois »...
Millième numéro pour un nouveau millénaire
« Science et Vie », janvier 2001
« Science et Vie » n'en revient pas : les hasards du siècle et des guerres font coïncider son millième numéro avec le nouveau millénaire. L'événement est célébré avec éclat : lettres dorées sur couverture noire, « projets fous pour le XXIe siècle », regard humoristico-nostalgique sur les 999 numéros précédents font un magazine particulièrement consistant.
La biologie, qui s'en étonnera, est copieusement représentée : par les futurs clones d'animaux en voie de disparition, voire carrément disparus ; par les cellules virtuelles sur lesquelles seront créés en toute logique les médicaments de demain ; par le décryptage du protéome auprès duquel celui du génome était un enfantillage ; par les neurones embryonnaires à propos desquels le monde scientifique s'emballe ; par le secret de longue vie des reines de fourmis, qui suscite la cupidité d'autres chercheurs ; par la bionique qui est en train de quitter le domaine du rationnel pur pour aborder celui des robots autonomes, évolutifs et reproductibles... La rétrospective du siècle passé est plus rapide, mais la reprise d'une fiction parue dans le 500e numéro de la revue, en 1959, ne manque pas de sel, même s'il témoigne d'un optimisme certain : douze heures de travail par semaine, plus de bruit, protection systématique des systèmes nerveux humains, victoire sur le cancer, disparition de l'angoisse atomique, lutte contre la monotonie, loisirs larges et intelligents...
Des traitements d'accès difficile
« Eurêka », janvier 2001
« Le Pèlerin magazine », 29 décembre 2000
Les listes d'attente sont actuellement de plusieurs années, souligne « Eurêka », après avoir suivi dans le détail l'intervention qui pourrait permettre à 5 % des malades parkinsoniens de sortir de « l'enfer qui les cloue sur place ». La mise en place d'une stimulation électrique cérébrale profonde qui supprime l'hyperactivité du noyau subthalamique est une intervention longue et délicate, à laquelle le patient doit apporter sa contribution active et qui, pour l'instant, n'est accessible que dans quelques rares services de neurochirurgie. C'est aussi une intervention onéreuse, puisque « le prix de la seule pile est d'environ 100 000 F », mais peut-être rentable financièrement, puisqu'un « malade parkinsonien coûte environ 60 000 F par an à la Sécurité sociale ».
La rentabilité médicale n'est pas plus discutable en ce qui concerne le traitement de la forme humide de la DMLA par la Visudyne, comme l'explique « le Pèlerin magazine ». Mais son coût l'interdit à bon nombre de patients atteints, la Sécurité sociale ne le remboursant pas pour l'instant. On peut oublier définitivement le vieil adage selon lequel la santé n'avait pas de coût.
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