L 'UNION européenne (UE) comptait 377,6 millions d'habitants au 1er janvier 2001, une hausse de 0,3 % de la population en un an qui dément certaines prévisions sur un baby-boom lié à l'an 2000, selon des estimations de l'Office européen des statistiques Eurostat. Et si l'Union européenne compte 1,5 million d'habitants de plus qu'il y a un an, c'est surtout dû aux flux migratoires.
L'accroissement naturel (naissances moins décès) de la population totale des quinze pays de l'Union a été de 343 000 personnes. L'Irlande a enregistré en 2000 le taux de natalité le plus élevé (14,6 naissances pour 1 000 habitants) devant la France (13,1), l'Allemagne étant en dernière position (9,2).
Quatre pays subissent une baisse des naissances d'une année sur l'autre : la Finlande (- 3,1 %), le Royaume-Uni (- 2,9 %), l'Allemagne (- 0,9 %) et la Belgique (- 0,1 %).
Au total, il y a eu 4,05 millions de naissances en l'an 2000 dans les quinze pays de l'UE, soit 1,3 % de plus qu'en 1999. « Bien qu'un tel niveau n'ait pas été atteint depuis 1994, il n'y a pas eu de baby-boom du millénaire », souligne Eurostat en rappelant que le nombre de naissances était supérieur à 6 millions au milieu des années soixante dans l'ensemble des mêmes pays. Quant au nombre de décès, il est resté stable à 3,7 millions, « un chiffre pratiquement constant depuis le début des années soixante-dix ».
Près de 70 % de l'accroissement de la population européenne est imputable aux flux migratoires, qui jouent un rôle prépondérant dans la démographie de l'UE, fait remarquer Eurostat. En effet, « en l'absence de solde migratoire positif, l'Allemagne, la Grèce, l'Italie et la Suède seraient confrontées en 2000 à une baisse de leur population ». L'Allemagne, l'Italie et le Royaume-Uni ont absorbé à eux trois en l'an 2000 les deux tiers du flux migratoire européen. Les taux de migration nets les plus faibles ont été enregistrés en Finlande (0,6 pour 1 000) et en France (0,8).
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