La pénurie d'organes à greffer a conduit les cardiologues et les ingénieurs à développer des alternatives mécaniques permettant soit d'attendre la transplantation, dans d'autre cas, soit d'apporter une aide transitoire grâce à un dispositif suppléant qui entraîne une régression de l'hypertrophie cardiaque. La pompe implantable en titane, Jarvik 2000, s'inscrit dans ces efforts de recherche. Pour la première fois au mois de juin, un patient a bénéficié d'une implantation de ce type de matériel. Il s'agissait d'un homme de 61 ans, obèse, présentant une cardiomyopathie dilatée (classe IV NYHA) qui s'ajoutait à des antécédents d'HTA, de fibrillation auriculaire et d'insuffisance rénale. La pompe a été implantée au niveau de l'apex ventriculaire gauche, dans l'axe du flux sanguin. Traité conjointement par des IEC et des diurétiques, le patient a vu son état s'améliorer de manière spectaculaire dans les deux semaines suivant l'implantation. Il a ainsi pu réaliser des exercices physiques (après un réglage adéquat de la pompe), les dèmes périphériques et l'ascite ont disparu, les fonctions ventriculaires gauche et droite se sont progressivement améliorées.
Le patient a pu quitter l'hôpital vingt-quatre jours après son admission, pour intégrer une maison de repos et rejoindre son domicile six semaines plus tard.
La première implantation du « cur artificiel » Jarvik 2000
Publié le 03/01/2001
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Dr Isabelle CATALA
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Source : lequotidiendumedecin.fr: 6828
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