Le Syndicat national des pédiatres des établissements hospitaliers (SNPEH) a officiellement vu le jour à la fin de l'année 2000. Il est présidé par le Dr Philippe Talon.
Ouvert aux quelque 1 500 pédiatres qui exercent à l'hôpital, le SNPEH s'adresse également aux chirurgiens, aux anesthésistes-réanimateurs, aux radiologues, aux psychiatres qui s'occupent d'enfants. Il se donne pour mission de défendre la spécificité de la pédiatrie et de résoudre l'équation « pénurie de médecins/exigences croissantes de la population et des pouvoirs publics » avec laquelle doit composer actuellement la pédiatrie hospitalière. Une équation qui peut avoir localement pour conséquences de menacer la sécurité des jeunes patients : « Dans un centre hospitalier de Seine-Saint-Denis, le lendemain de Noël, de 100 à 120 enfants se sont présentés aux urgences : ils ont été pris en charge en 24 heures par un seul interne résident et un pédiatre senior obligé d'assurer, en plus des urgences, les naissances difficiles et l'activité pédiatrique courante. Je ne vois ce genre de situation dans aucune autre profession », dénonce le Dr Talon.
Pour redresser la barre, le SNPEH défend principalement trois exigences : l'augmentation du nombre de pédiatres en formation, la création de postes sans lesquels le syndicat estime que le repos de sécurité après une garde ne pourra pas être appliqué en pédiatrie, l'obtention de moyens supplémentaires en personnel médical et infirmier.
SNPEH, service de néonatologie, hôpital Antoine-Béclère, 157, rue de la Porte-de-Trivaux, 92141 Clamart Cedex. Site Internet, disponible dans les semaines qui viennent, www.snpeh.org
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