Des médecins suédois n'ont pas hésité à remettre en cause (partiellement, il est vrai) les données pronostiques classiques du cancer du sein*. A côté des traditionnels taille de la tumeur, envahissement ganglionnaire, type histologique, stade de malignité et marqueurs biologiques, ils montrent l'intérêt de la morphologie des calcifications, telles qu'elles apparaissent en mammographie.
Partant d'un suivi sur vingt ans de 343 femmes atteintes d'une tumeur mammaire de 1 à 14 mm, ils mettent en évidence que les calcifications morphologiquement définies associées à la tumeur sont de pronostic péjoratif. L'hypothèse de base étant que des tumeurs accompagnées de calcifications identifiables se comportent comme des lésions plus volumineuses.
Ce que confirment les données chiffrées. Au bout de vingt ans de suivi, seules 55 % des femmes porteuses de calcifications morphologiquement définies et dont la tumeur ne dépassait pas 14 mm ont survécu. Quatorze pour cent des 138 femmes qui ont présenté une tumeur de moins de 9 mm avaient des calcifications à la forme déterminée ; elles ont représenté 73 % des décès. Enfin, la survie a été de 95 % parmi les femmes dont la tumeur, inférieure à 9 mm, était associée à des calcifications mal définies.
* « The Lancet », 5 février 200, vol. 355, pp. 429-433.
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