Alors que le centre de radiothérapie de Ris-Orangis négocie son arrivée au centre hospitalier du Sud-francilien, Franck Touafthia, directeur de la clinique Pasteur qui l’abrite, donne son point de vue sur ce déménagement.
« Aujourd’hui nous attendons la nomination du nouveau directeur du centre Sud-francilien pour finaliser cette mise en œuvre. Jusqu’à présent nos 7 radiothérapeutes, tous en secteur I, reversaient globalement une redevance de l’ordre de 200 000 euros par an à mon établissement. Le transfert de cette activité vers l’hôpital public impose naturellement quelques garanties et le centre, qui reste privé, conservera son indépendance. La clinique Pasteur qui fait de la médecine aiguë et des soins de suite en cancérologie dispose aussi d’un service de chimiothérapie ambulatoire. Il est bien évident que ce déménagement de la radiothérapie risque d’avoir un impact sur le fonctionnement de notre établissement. L’ARS réfléchit encore sur les possibilités actuelles d’envisager le nombre de lits de soins de suite supplémentaires à mettre à notre disposition pour compenser cette fuite d’activité vers l’hôpital. C’est envisageable, nous en discutons. La clinique peut aussi devenir une structure d’aval de l’hôpital, cela me semblerait un échange de bons procédés. »
Investissement en santé : malgré l’urgence, pourquoi ça coince encore
Suicides de soignants à l’hôpital : Vautrin, Borne et Neuder visés par une plainte, ainsi que l’AP-HP
Opacité tarifaire, pratiques commerciales trompeuses… Les cliniques rappelées à l’ordre par Bercy
Vers un moratoire sur les fermetures des maternités ? Les obstétriciens du Syngof disent non