LA DIRECTION générale de l’offre de soins (DGOS) a réuni mercredi dernier en urgence les acteurs publics et privés de la permanence de soins en établissement pour essayer de trouver un consensus à propos de son enquête sur les lignes de gardes (« le Quotidien » du 8 mars). Cette tentative d’apaisement a échoué. Le dossier est maintenant en attente d’un arbitrage politique.
Confiée aux agences régionales de santé (ARS), l’enquête, lancée le 1er mars, a été suspendue le 4 au vu du tollé déclenché du côté de l’hôpital public par sa méthodologie. La tournure des événements ne plaît pas à tout le monde. Si dans l’ensemble, les praticiens hospitaliers se satisfont de l’arrêt – qu’ils espèrent définitif –, de l’enquête (la CMH, le SNAM, la CPH, l’INPH, le SNPHAR-E, le SYNGOF ont réagi dans ce sens), les médecins du secteur privé sont furieux. Ainsi, l’UMESPE (spécialistes confédérés) dénonce un « sabotage » que le syndicat met à l’actif de la Fédération hospitalière de France (FHF). Les arguments de celle-ci pour faire stopper l’enquête « initialement techniques, cachent en fait une volonté de conserver au service public un monopole de fait, contrairement à la réalité de terrain », accuse le syndicat. Le débat dépasse ainsi le cadre strict des travaux d’investigation de la DGOS, l’hôpital dénonçant quasi unanimement les diminutions des budgets alloués cette année à la PDS en établissements publics.
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