« Ce qui a mis le feu aux poudres, c'est l'augmentation de la CSG de 1,7 % à partir du 1er janvier 2018 », explique Nicole Smolski, déléguée générale d'Avenir hospitalier. Les praticiens hospitaliers n'étant pas fonctionnaires, mais ressortissant du régime général, ile ne bénéficieront pas des éventuelles compensations qui seront accordées aux fonctionnaires. La baisse de la seule cotisation maladie (0,5 %) ne permet pas de compenser la hausse de la CSG. A noter : les PH ne cotisent pas pour le chômage, les directeurs d'hôpitaux préférant indemniser les médecins chômeurs que de payer une cotisation chômage pour l'ensemble des médecins hospitaliers. Au final, pour un PH en fin de carrière, cela équivaut à une baisse de salaire d'environ 120 euros par mois.
Autre revendication, le point d'indice a été gelé en 2010 et n'a été relevé qu'à deux reprises, en novembre 2016 (+ 0,6 %) et en février 2017 (+0,6 %). La colère des PH se nourrit d'un autre grief, à savoir depuis mi-septembre, certaines directions d'hôpital ont demandé au conseil d'administration de l'Ircantec de ne plus attribuer de cotisations retraite aux PH qui se font payer leur compte épargne temps (CET) en heures supplémentaires. Résultats, ils perdront un treizième de leur retraite. Les revendications salariales n'expliquent pas totalement la colère des PH. La dégradation des conditions de travail accélérée par la réforme des GHT est également citée par les syndicalistes.
Les intersyndicales se disent ouvertes à la discussion avec le ministère de la Santé. Selon Michel Dru, président du SNPhareE, elles ont d'ailleurs rencontré la nouvelle ministre, Agnès Buzyn le 15 septembre, après une première réunion avec le cabinet au mois d'août. Et malgré la posture d'ouverture de la ministre, aucun calendrier précis n'a été fixé pour des négociations à venir.
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