L’ANCIENNE Madame TGV s’est peu exprimée publiquement depuis sa nomination à la tête de l’AP-HP le 22 septembre dernier. C’est dire si son discours d’hier était attendu : Mireille Faugère a abattu ses cartes lors d’un conseil stratégique, après avoir présenté ses priorités, la veille, au « premier cercle » (CME, directeurs et organisations syndicales).
Aux médecins, la directrice générale promet un changement de cap. Avec une délégation de gestion digne de ce nom, dès que les pôles auront été redécoupés (au printemps 2011). La directrice générale a identifié plusieurs leviers d’action. « Il y a des sujets sur lesquels l’AP-HP est en retard », dit-elle. Et de citer, pêle-mêle, l’ambulatoire pas assez développé, les blocs sous utilisés, le nombre de mètres carrés trop élevé au regard de l’activité, ou encore le codage, qui, parfois, laisse à désirer. « Un meilleur codage et recouvrement des impayés représenterait 30 millions d’euros de recettes supplémentaires », indique Mireille Faugère. L’augmentation de l’activité à elle seule ne permettra pas d’aplanir les comptes d’ici à 2012 - 95 millions d’euros de déficit sont attendus à la fin de l’exercice 2010. « Il faut trouver un cercle vertueux », insiste la nouvelle patronne de l’AP-HP, qui entend donc faire feu de tout bois.
La constitution de 12 groupes hospitaliers au sein de l’AP-HP, source de bien des inquiétudes, est au contraire synonyme de qualité des soins, précise Mireille Faugère : « Je sais qu’il faut le démontrer, je m’y emploierai pour rassurer tout le monde. Je n’entends pas mener une politique de destruction du service public. Bien au contraire, je veux construire un hôpital durable ».
Santé des soignants : deux prix pour valoriser l’engagement des blouses blanches pour leurs pairs
Accès aux soins psy : l’alerte de la FHF
Directeur d’hôpital, un « métier exigeant et d’engagement » dont il faut « prendre soin », plaide l’ADH
Padhue : Yannick Neuder promet de transformer les EVC en deux temps