Privé à but non lucratif

La FEHAP veut « plus de succès » pour 2020

Par
Publié le 27/01/2020
Article réservé aux abonnés
La Fédération des établissements hospitaliers et d'aide à la personne (FEHAP) regrette le manque de concrétisation des travaux engagés avec le gouvernement en 2019 sur la tarification et le grand âge.
Marie-Sophie Desaulle veut une égalité de traitement avec l'hôpital

Marie-Sophie Desaulle veut une égalité de traitement avec l'hôpital
Crédit photo : P Le Bris

« Pour 2020, nous voulons plus de succès. » Le message délivré par la présidente de la Fédération des établissements hospitaliers et d'aide à la personne (FEHAP, privé à but non lucratif) Marie-Sophie Desaulle à l'occasion de ses vœux est on ne peut plus clair.

Après une année passée à travailler aux côtés du gouvernement, « des combats sont engagés mais ne sont pas encore gagnés », résume la patronne de la FEHAP. À commencer par l'évolution des tarifs, loin de satisfaire le secteur qui s'estime lésé par rapport aux hôpitaux publics. Seul secteur à avoir subi une baisse de ses tarifs en 2019, la FEHAP exige une hausse de 1 % pour 2020. La question des différentiels de charges sociales et fiscales avec l'hôpital est « une épine permanente », juge également Marie-Sophie Desaulle. À l'été, la FEHAP a obtenu d'Agnès Buzyn l'ouverture d'une mission indépendante pour « objectiver » le sujet, mais les deux instances qui en sont chargées (IGAS/IGF) n'ont toujours pas rendu leur verdict. « On a du mal à avancer avec le ministère de la Santé », regrette la présidente de la FEHAP. Et de poursuivre : « pour 2020, nous voulons la reconnaissance d'une égalité de traitement avec le service public ».

L'impatience est encore plus forte sur le chantier du grand âge. « On est très contents de participer à des groupes de travail. On est très contents qu'il y ait des rapports, puis d'autres rapports sur les rapports, mais à un moment donné, on doit se retrouver avec un calendrier, des actions définies et un financement prévu. Et cela, en 2020 ! », lance Marie-Sophie Desaulle.

Cette dernière exhorte le gouvernement à prendre une décision claire sur le financement qui sera alloué à la dépendance. À l’instar de Dominique Libault, auteur d'un rapport ad hoc, elle propose de réutiliser la contribution pour le remboursement de la dette sociale (CRDS) alors même que certains l'envisagent pour financer les retraites. Selon elle, C'est « le moyen de financer correctement la perte d'autonomie, tant pour diminuer le reste à charge que pour améliorer le taux d'encadrement » en EHPAD.

Martin Dumas Primbault

Source : Le Quotidien du médecin