Mandatées par Manuel Valls, Marie-Anne Chapdelaine, députée socialiste d’Ille-et-Vilaine, et Aline Archimbaud, sénatrice Europe Ecologie Les Verts de Seine-Saint-Denis, ont entamé ce 22 septembre une mission d’une dizaine de jours en Guyane, pour comprendre pourquoi les suicides y sont 10 à 20 fois plus nombreux que dans l’Hexagone.
Les deux parlementaires sont chargées d’analyser les « actions entreprises » depuis une dizaine d’années en santé publique et éducation en Guyane française. En 2011, la préfecture avait déjà annoncé la création d’un « plan suicide ». En présence de Dominique Voynet, ancienne ministre de l’Environnement, elles concentrent leurs investigations dans les communes du fleuve Maroni, une zone très rurale de l’Ouest guyanais, frontalière avec le Suriname, fortement touchée par des vagues de suicide. Le phénomène est apparu chez les Amérindiens dans les années 1980 et connaît une accélération depuis les années 2000. Parmi les causes avancées : l’alcool, la dépression, l’échec social et scolaire, l’absence de travail, la non-prise en compte des cultures, patrimoines et autorités bushinenge et amérindiens.
Le rapport devra être remis à Matignon avant le 30 novembre 2015.
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