Parfois, le Dr Jean-Pierre Rajaonarivony, chef du service des urgences de l’hôpital de Chauny (22 500 passages par an), a « l’impression de vivre dans un département viticole ». Sauf que Chauny se trouve dans l’Aisne. L’homme pratique le sarcasme pour masquer sa colère. Et encore, si seuls les patients alcoolisés se montraient belliqueux avec les urgentistes... Dans son service, les agressions « ont toujours existé », mais « les propos racistes sont de plus en plus réguliers », analyse ce médecin. Il y a quelques jours, « une aide soignante diabétique de Saint-Quentin », la ville voisine, l’a traité de « sale bougnoul ». « Psychologiquement », le Dr Rajaonarivony a « plus de mal à se remettre » de ce type d’insultes que des violences physiques. Qu’il connaît aussi. « Il y a quelques mois, le SMUR nous a amené un patient très alcoolisé. J’ai voulu l’ausculter, la feuille d’observation à la main. Il a lancé un grand coup de pied dans le porte-documents, j’ai détourné mon attention une poignée de secondes et je m’en suis pris un. Un poing en plein visage. J’ai répliqué. Ca l’a calmé. » Le médecin ne regrette pas son impulsivité. « Je n’ai pas fait dix ans d’études pour me prendre des coups. »
Insultes racistes, violences : un médecin urgentiste témoigne
Publié le 21/05/2013
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Source : Le Quotidien du Médecin: 9243
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